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Évaluation et gestion des risques liés à la fin de vie des batteries Lithium-Ion

Mots clés Batteries lithium-ion, fin de vie, risques chimiques, toxicologiques, physiques et environnementaux, incendie, explosion, toxicité, tri, stockage, transport, recyclage, réutilisation, petite mobilité, véhicules électriques, prévention, sécurité, réglementation, économie circulaire, lithium-ion batteries, chemical risks, toxicological risks, physical risks, environmental risks, fire, explosion, toxicity, sorting, storage, transport, recycling, reuse, light electric mobility, electric vehicles, prevention, safety, regulation, circular economy

Date de publication : décembre 2025

Réalisation : LGI Sustainable Innovation, Efectis

Référence : RECORD, Évaluation et gestion des risques liés à la fin de vie des batteries Lithium-Ion, 2025, 133p, n°24-0179/1A


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Synthèse

Avertissement : Le contenu de ces travaux reflète l'état des connaissances et le cadre réglementaire en vigueur à la date de l'édition des documents.

Contexte de l’étude

L’électrification rapide du secteur des transports constitue aujourd’hui un levier majeur de la transition énergétique et de la décarbonation de l’économie européenne. Les politiques publiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre favorisent une adoption croissante des véhicules électriques et des solutions de mobilité légère telles que les trottinettes, vélos, ou scooters électriques. Cette évolution, portée à la fois par les exigences réglementaires, l’innovation technologique et les attentes sociétales, s’accompagne d’une augmentation exponentielle du nombre de batteries lithium-ion en circulation.

Leur gestion en fin de vie soulève désormais des enjeux économiques, environnementaux et de sécurité industrielle d’une ampleur sans précédent. Ces batteries, à forte densité énergétique, contiennent des matériaux réactifs et des électrolytes inflammables qui, mal gérés, peuvent provoquer des incendies, des explosions ou des pollutions graves. La filière européenne du recyclage et de la réutilisation des batteries, encore en structuration, doit donc relever un double défi : maîtriser les risques tout en garantissant la valorisation des ressources critiques qu’elles contiennent.

C’est dans ce contexte que cette étude approfondie a été conduite afin d’évaluer les risques liés à la fin de vie des batteries lithium-ion. Son objectif est d’appuyer les acteurs publics et privés dans l’élaboration de pratiques sûres et durables, fondées sur une connaissance scientifique consolidée et sur les retours d’expérience du terrain.

Objectif et plan de l’étude

L’étude vise à évaluer les risques associés à la fin de vie des batteries lithium-ion et à proposer des mesures concrètes pour prévenir leurs impacts sur la santé, la sécurité et l’environnement. Elle s’intéresse particulièrement aux batteries issues des véhicules hors d’usage (VHU) et de la petite mobilité, en considérant l’ensemble des étapes de la chaîne de valeur : collecte, tri, stockage, transport, réutilisation et recyclage.

La démarche adoptée repose sur une combinaison d’analyses documentaires et de retours d’expérience. Une revue bibliographique approfondie a mobilisé les données de la base ARIA du Bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (BARPI), des rapports récents de l’INERIS et du CNPP, ainsi que plusieurs bases internationales (OSHA, CSB, FEMA, eMARS). Des entretiens ont été menés avec des acteurs de la filière : éco-organismes (Corepile, Ecologic), opérateurs de traitement, constructeurs automobiles et organismes publics.

Cette double approche, scientifique et opérationnelle, a permis de dresser un panorama précis de la situation actuelle, d’identifier les causes récurrentes d’incidents et d’évaluer les lacunes existantes. Le travail s’est organisé autour de deux grands axes : l’établissement d’un diagnostic détaillé des risques, puis la formulation de recommandations pour améliorer la prévention et la gestion des situations critiques.

Principaux constats et enseignements

Accidentologie et typologie des risques

L’analyse met en évidence une accidentologie croissante et une diversité de risques exacerbée par l’augmentation du volume de batteries en circulation et par la fragmentation des pratiques de gestion. Entre 2014 et 2022, plus de 570 accidents ont été recensés en France dans les établissements relevant du code NAF 38 (collecte, traitement et élimination des déchets). Ces événements se concentrent principalement dans les centres de tri, les plateformes de stockage et les unités de traitement, avec une forte saisonnalité observée durant les mois les plus chauds. Les épisodes caniculaires accroissent la probabilité d’incendie ou d’explosion (BARPI, 2023).

Les causes les plus fréquemment identifiées concernent le manque de tri en amont, les manipulations inadaptées (souvent au grappin ou lors du démontage), les courts-circuits liés à des modules endommagés, l’entreposage extérieur sans protection, ou encore des conditions de stockage trop denses. Ces facteurs sont à l’origine d’incendies parfois spectaculaires, provoquant des dégagements de fumées toxiques, la pollution des sols et des eaux, des évacuations de population et des pertes matérielles qui peuvent être très importantes. Les difficultés rencontrées par les services d’incendie et de secours, confrontés à des installations parfois non conformes ou à des batteries mal identifiées, renforcent la gravité des conséquences.

Nature et ampleur des risques

Les risques identifiés se répartissent en quatre grandes familles interdépendantes : physiques, chimiques, toxicologiques et environnementaux.

Les risques physiques regroupent d’abord les dangers électriques. Même en fin de vie, une batterie lithium-ion conserve une tension résiduelle pouvant dépasser plusieurs centaines de volts, suffisante pour provoquer une électrisation ou une électrocution lors d’un contact direct ou d’une mauvaise manipulation. Les opérations de démontage, de broyage ou de tri mécanisé constituent des situations particulièrement sensibles, surtout lorsque les protections isolantes sont endommagées. Le contact avec l’eau, en cas de stockage non étanche ou lors d’une intervention d’extinction, accentue ces risques en favorisant la formation d’arcs électriques.

Le risque thermique constitue un enjeu majeur. L’emballement thermique, souvent déclenché par un court-circuit interne, une surchauffe ou un choc mécanique, entraîne une montée en température rapide et la libération d’une grande quantité d’énergie. Ce phénomène peut se propager de cellule en cellule et, à l’échelle d’un module ou d’un pack complet, provoquer des incendies d’une intensité extrême. Les températures mesurées peuvent dépasser 800 °C, rendant toute intervention difficile et risquée.

Les atmosphères explosives (ATEX) sont un danger significatif. Lorsqu’une batterie entre en emballement thermique, elle libère des gaz tels que l’hydrogène, le monoxyde de carbone et les hydrocarbures légers. L’hydrogène a une énergie d’inflammation très faible et un domaine d’explosivité très large. Si ces gaz s’accumulent dans un espace clos, ils peuvent générer une explosion. À cela s’ajoute le risque de projections : la rupture des enveloppes de batteries et la présence de métaux en fusion peuvent propulser des fragments à haute température, endommager les équipements environnants et blesser le personnel.

Les risques chimiques proviennent principalement des émissions de gaz toxiques lors d’un incendie ou d’un emballement thermique. Une batterie lithium-ion libère alors un mélange complexe de composés, fluorure d’hydrogène (HF), chlorure d’hydrogène (HCl), monoxyde de carbone (CO), solvants organiques, hydrocarbures, dont certains sont corrosifs ou asphyxiants. Le volume total de gaz dégagé dépend de la chimie et de l’état de charge de la batterie. À pleine charge, une cellule peut émettre jusqu’à 1,5 L de gaz par ampère-heure, dont une partie est inflammable. Ces émissions constituent un double danger : elles favorisent la propagation du feu et exposent les travailleurs à des substances toxiques (Gully, 2019).

Les effets toxiques liés à ces émissions sont bien documentés. Par contact, l’électrolyte liquide, composé de carbonates organiques et de sels de lithium (LiPF₆), provoque des brûlures cutanées et oculaires sévères. Par inhalation, les vapeurs et fumées dégagées, notamment le HF et le CO, entraînent des irritations respiratoires, des troubles neurologiques et, à fortes doses, des atteintes létales. Les valeurs de référence publiées par l’INERIS et l’EPA montrent qu’une exposition de quelques dizaines de ppm de HF peut devenir dangereuse en moins de dix minutes. Les expositions chroniques, même à faibles concentrations, peuvent provoquer des atteintes respiratoires, articulaires ou osseuses irréversibles (INERIS, 2024).

Les impacts environnementaux sont également considérables. Les batteries endommagées peuvent libérer des électrolytes et des métaux lourds qui contaminent les sols et les eaux. Les eaux d’extinction issues des incendies contiennent souvent des polluants à des niveaux bien supérieurs aux limites réglementaires et nécessitent des traitements spécifiques avant rejet. Leur acidité élevée et la présence de composés fluorés ou de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) accentuent le risque pour les milieux aquatiques (INERIS, 2024). Par ailleurs, le traitement insuffisant ou l’exportation non contrôlée des résidus de broyage, appelés « black mass », vers des pays tiers où les normes environnementales sont moins strictes, peut conduire à des rejets de poussières métalliques dangereuses et expose les travailleurs à des concentrations toxiques parfois plusieurs milliers de fois supérieures aux seuils légaux.

Tendances et perspectives européennes

Les projections européennes confirment une forte augmentation du gisement de batteries en fin de vie au cours des deux prochaines décennies. Selon Transport & Environment (2024), les volumes de batteries de véhicules électriques arrivant en fin de première vie pourraient atteindre 58 à 150 GWh en 2035 et jusqu’à 345 GWh en 2040. Pour la petite mobilité, les estimations se situent entre 42 et 52 GWh à la même échéance. Sans amélioration des infrastructures de collecte, de tri et de traitement, ces volumes croissants risquent de multiplier les incidents industriels et environnementaux. À l’échelle européenne, le nombre d’accidents pourrait passer de quelques milliers par an à des dizaines de milliers d’ici 2040 si les pratiques actuelles ne sont pas adaptées (RECORD, 2023).

Certains facteurs peuvent néanmoins atténuer cette tendance : amélioration des protocoles de sécurité, renforcement des exigences réglementaires, formation des opérateurs, automatisation du tri et du recyclage, ou encore diffusion du passeport batterie permettant une meilleure traçabilité. À l’inverse, d’autres éléments risquent d’aggraver les risques : absence de standardisation pour les batteries de petite mobilité, stockage inadapté, montée en puissance de nouvelles chimies encore peu maîtrisées comme le sodium-ion, vieillissement des batteries réemployées en stockage stationnaire, et persistance de filières informelles échappant aux contrôles.

Cadre réglementaire et normatif

Sur le plan réglementaire, le cadre européen demeure en évolution. Le règlement (UE) 2023/1542 introduit de nouvelles exigences en matière de durabilité, de traçabilité et de sécurité, mais certaines zones restent peu couvertes. Les normes existantes (EN, ISO, UL) concernent surtout les batteries neuves et ne prennent pas systématiquement en compte la propagation thermique ni la diversité des chimies émergentes. Les kits de conversion pour vélos électriques ne sont encadrés par aucune norme spécifique, faute de définition harmonisée. De même, les critères d’évaluation de l’état de santé (SoH) pour les batteries réutilisées varient selon les fabricants et les usages, limitant la comparabilité et la fiabilité des diagnostics.

Analyse, prévention et recommandation

Face à la diversité et à la gravité des risques identifiés, la prévention constitue un levier central pour assurer une gestion sûre et durable des batteries lithium-ion en fin de vie. Les analyses montrent que la majorité des incidents recensés pourraient être évités par une meilleure organisation des flux, une standardisation des procédures et une formation renforcée des opérateurs. L’objectif n’est pas seulement de limiter les accidents, mais d’instaurer une culture de prévention à chaque étape de la chaîne de valeur, depuis la collecte jusqu’au recyclage et au réemploi.

Mesures de prévention opérationnelles

La première priorité concerne la collecte et l’identification des batteries. Les retours d’expérience montrent que de nombreux incidents se produisent dès cette phase, en raison d’un tri défaillant ou d’une méconnaissance des types de batteries. Il est donc essentiel de renforcer la formation du personnel chargé de la collecte, notamment dans les déchetteries et les centres de regroupement. La reconnaissance visuelle des batteries lithium-ion, leur isolement des autres flux (piles alcalines, batteries au plomb) et l’identification des batteries endommagées ou gonflées doivent devenir des pratiques systématiques. Le recours à des contenants homologués, ventilés et résistants au feu, conformes aux instructions P911 ou LP906, constitue également une mesure de base indispensable.

La phase de tri et de démontage représente un autre point critique. Les opérations doivent être effectuées dans des zones dédiées, ventilées et dépourvues de toute source d’inflammation. Les travailleurs doivent être équipés de protections adaptées : gants isolants, visières, combinaisons antistatiques et appareils respiratoires lorsque le risque de dégagement gazeux est identifié. L’utilisation d’outils non conducteurs et la vérification préalable du niveau de charge des batteries réduisent significativement les risques électriques. De même, la mise en place de procédures standardisées pour l’extraction des batteries des véhicules ou d’appareils de petite mobilité limite les manipulations hasardeuses et les chocs mécaniques.

Le stockage constitue la phase où les risques d’incendie et d’emballement thermique sont les plus élevés. Plusieurs bonnes pratiques doivent être généralisées. L’îlotage des batteries permet de limiter la propagation d’un incendie en cas d’incident. Les locaux de stockage doivent être équipés de capteurs thermiques, de systèmes de vidéosurveillance et de dispositifs d’extinction automatique. Les matériaux utilisés (palettes, cloisons, revêtements) doivent présenter une résistance au feu adaptée. Il est aussi recommandé de maintenir un faible état de charge des batteries stockées (idéalement autour de 30%) et de contrôler régulièrement l’humidité et la température ambiante. Les distances de sécurité entre les piles de stockage doivent être suffisantes pour éviter toute propagation d’un feu par rayonnement thermique.

En matière de transport, la conformité au cadre réglementaire relatif au transport de matières dangereuses (ADR, RID, IMDG, OACI) reste essentielle. Les emballages doivent être étiquetés, étanches et conçus pour résister aux chocs. Le transport de batteries endommagées nécessite une autorisation spécifique et des contenants inertes (sable, vermiculite, granulat céramique) pour éviter les courts-circuits. La traçabilité des flux, du point de collecte à la destination finale, doit être assurée par des documents harmonisés, compatibles avec le futur passeport batterie européen.

Concernant la réutilisation et la seconde vie, un encadrement plus rigoureux est nécessaire. La multiplication des initiatives de reconditionnement, parfois en dehors de tout cadre normatif, crée des situations à risque. Il est recommandé de standardiser les méthodes d’évaluation de l’état de santé (SoH) des batteries avant leur réutilisation. Les batteries destinées à des applications stationnaires (BESS) doivent être soumises à des tests de performance et de sécurité équivalents à ceux des batteries neuves, notamment pour la propagation thermique et la résistance mécanique. Le regroupement de cellules d’origines différentes doit être proscrit, sauf si des dispositifs de gestion électronique (BMS) garantissent l’équilibrage et la compatibilité électrique.

Enfin, les procédures de recyclage requièrent elles aussi des précautions renforcées. Avant toute opération mécanique (déchiquetage, broyage, compactage), les batteries doivent être totalement déchargées et isolées. Les zones de traitement doivent être confinées, équipées de systèmes de captation des gaz et de filtration des poussières fines. Les rejets aqueux et les résidus solides doivent être contrôlés afin d’éviter toute contamination des milieux. Les procédés hydrométallurgiques et pyrométallurgiques doivent être encadrés par des mesures de prévention spécifiques, notamment pour le confinement des vapeurs acides et des métaux volatils.

Axes transversaux de renforcement

Au-delà des mesures propres à chaque étape, plusieurs recommandations transverses se dégagent pour structurer la prévention dans la filière. Le premier axe concerne le renforcement du cadre réglementaire et normatif. Les retours d’expérience montrent que de nombreuses normes existantes ne couvrent pas les situations réelles de fin de vie. Il est donc nécessaire d’introduire des exigences spécifiques sur la propagation thermique, la résistance au choc et la compatibilité entre modules. De nouvelles normes devraient également encadrer les kits de conversion et les batteries de nouvelle génération, notamment le sodium-ion et le lithium-métal. Une harmonisation européenne est souhaitable afin de garantir une approche cohérente entre États membres et d’éviter les disparités d’interprétation.

Le deuxième axe porte sur la formation et la sensibilisation. Les opérateurs, techniciens de maintenance, pompiers et agents de déchetteries doivent être formés aux risques propres aux batteries lithium-ion. Les modules de formation devraient aborder les aspects théoriques (mécanismes d’emballement, types de chimies) et pratiques (gestes sûrs, procédures d’urgence, premiers réflexes en cas d’incendie). Les collectivités locales et les éco-organismes ont également un rôle à jouer pour sensibiliser le grand public à la gestion domestique des batteries usagées, notamment en matière de tri et de dépôt en points de collecte agréés.

Le troisième axe relève de la recherche et de l’innovation. Le développement de capteurs de détection précoce, de matériaux non combustibles ou de procédés de recyclage à faible impact environnemental constitue une priorité. Les dispositifs de suivi en temps réel (capteurs de température, détection de gaz) intégrés aux zones de stockage peuvent prévenir la plupart des départs de feu. La recherche sur des électrolytes solides ou semi-solides, moins inflammables, ouvre aussi des perspectives prometteuses pour réduire intrinsèquement le risque.

Le quatrième axe concerne la traçabilité et la digitalisation. Le futur passeport batterie, qui deviendra obligatoire dans l’Union européenne, permettra de suivre le cycle de vie complet de chaque batterie, depuis sa fabrication jusqu’à son recyclage, et de partager les données entre fabricants, opérateurs de traitement et autorités de contrôle. Pour que ce dispositif soit efficace, il devra être interopérable avec les systèmes de gestion en place et s’appuyer sur des formats de données communs.

Enfin, un cinquième axe transversal concerne la coopération intersectorielle. La gestion des risques liés aux batteries lithium-ion implique une coordination étroite entre industriels, collectivités, régulateurs et services d’urgence. La mise en place de protocoles communs, de retours d’expérience partagés et de plans de réponse concertés en cas d’incident est un facteur déterminant pour la maîtrise des situations d’urgence.

Ces recommandations traduisent un constat central : les risques associés aux batteries lithium-ion ne peuvent être réduits efficacement qu’à travers une approche globale, intégrant à la fois la technique, la réglementation, la formation et la coopération. Le défi réside dans la mise en œuvre simultanée de mesures de prévention locales, adaptées aux réalités opérationnelles des sites, et de cadres stratégiques harmonisés à l’échelle européenne.

Conclusion

La montée en puissance des batteries lithium-ion dans la mobilité et le stockage de l’énergie impose une transformation profonde des pratiques industrielles et réglementaires. Les principaux risques (incendies, explosions, émissions toxiques et pollutions) sont désormais bien identifiés, mais leur prévention nécessite des investissements coordonnés dans les infrastructures, la formation et la recherche. La sécurité des travailleurs, la protection de l’environnement et la continuité des activités industrielles en dépendent directement.

Le déploiement d’outils comme le passeport batterie, l’amélioration des protocoles de tri et de stockage, l’harmonisation des normes et la montée en compétence des acteurs représentent des leviers concrets et accessibles à court terme. À moyen et long terme, l’innovation technologique et la coopération entre États membres permettront de consolider une filière européenne de la batterie plus sûre, plus durable et plus compétitive.

La maîtrise des risques liés aux batteries lithium-ion ne constitue donc pas seulement un impératif de sécurité, mais un pilier essentiel de la réussite de la transition énergétique. Garantir la sécurité de leur cycle de vie, de la fabrication au recyclage, revient à concilier progrès technologique, protection des personnes et préservation de l’environnement.

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